Qui passe ainsi par le bois vert, de James Joyce 

Édouard Vuillard, Misia dans un bois, 1897-1899, huile sur carton, 42,1 x 56 cm, Paris, collection Anisabelle Berès-Montanari - RMN (musée d’Orsay) / Patrice Schmidt
Édouard Vuillard, Misia dans un bois, 1897-1899, huile sur carton, 42,1 x 56 cm, Paris, collection Anisabelle Berès-Montanari - RMN (musée d’Orsay) / Patrice Schmidt

Qui passe ainsi par le bois vert,

Toute parée par le printemps ?

Qui va par le joyeux bois vert

Le rendre plus joyeux encore ?

 

Suivant au soleil des sentiers

Qui connaissent son pas léger,

Qui passe dans le doux soleil

Avec un port si virginal ?

 

Toutes les allées du sous-bois

Brillent d’un feu tendre et doré —

Pour qui le bois ensoleillé

Revêt-il si riche appareil ?                           

 

Oh, c’est pour mon unique amour

Que les bois vêtent leur richesse,

Oh, c’est pour mon amour, mon bien,

Elle qui est si jeune et belle.

                 ♦

  

Who goes amid the green wood

    With springtide all adorning her?

Who goes amid the merry green wood

    To make it merrier?

 

Who passes in the sunlight

    By ways that know the light footfall?

Who passes in the sweet sunlight

    With mien so virginal?

 

The ways of all the woodland

    Gleam with a soft and golden fire  ̶

For whom does all the sunny woodland

    Carry so brave attire?

 

O, it is for my true love

    The woods their rich apparel wear  ̶

O, it is for my own true love,

    That is so young and fair.

 

Poèmes, Chamber Music, Pomes Penyeach, Traduit de l'anglais par Jacques Borel, Gallimard, 1979

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